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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI REVOLUTIONNAIRE.

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Il y a eu ainsi une diversion fatale. Et le mira-cle est tout ce qui a été fait de bien dans la situa-tion la plus difficile qui fût jamais. Mais tout lemal qui a été fait, et tout le bien qui ne l’a pas été,sont la faute, sont le crime de l’opinion révolu-tionnaire.

Une tâche resterait à remplir, celle de recher-cher le mobile de ce goût pour une loterie terribleoù nous pouvions gagner la liberté de Modèneou de Bologne, et perdre la liberté, l’honneur,l’indépendance de la France. M. de Lafayette nousl’a évitée. 11 a répété deux fois : « Nous voulonsl’alliance des peuples, moins l’aristocratie bien en-tendu ! » Un grand orateur a commenté cette graveparole en déclarant que tout Etat dont le principeest aristocratique nous était nécessairement en-nemi. On le voit : il ne s’agissait de rien autre chcseque d’un 29 juillet européen. C’était plus qieles rois qu’on voulait détruire; c’était, non pas laCharte de 1830, mais le programme de l’Hôtd-de-Ville qu’on prétendait étendre ou plutôt imjro-ser au genre humain.

Moins l’aristocratie! Mais ne savez-vous pisquelle est la constitution sociale de l’Europe ei-tière, quelles sont les mœurs et les traditions letousses peuples, quelle est la classe qui appeléla liberté en Espagne et en Italie; quels rêves lemoyen-âge caresse la jeunesse allemande ; qudspréjugés hiérarchiques nourrit la multitude sir