INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 43 1
ments, les ressorts les plus directs de l’autoritéroyale, plus que tout par la mise à néant de tousles prestiges , de toutes les consécrations, qui,créant l’autorité morale , constituent la véritableforce des trônes.
La puissance parlementaire s’est fortifiée de toutce que la puissance royale a perdu ; elle s’est for-tifiée en outre par l’attribution de l’initiative deslois à l’une et l’autre Chambre. La Chambre élec-tive a surtout pris des développements immenses ;car, des deux Assemblées, il en est une qui a étéfrappée seize mois de provisoire, celle-là mêmequi devait attacher à nos institutions le sceau dela durée ; mutilée violemment par les exclusionsde juillet (1), ainsi que par les nombreuses démis-sions, la Chambre des pairs a été, en outre, ré-duite à néant systématiquement par le pouvoir,qui n’a osé, sous aucun ministère, faire usaged’aucune des prérogatives du trône pour la com-pléter, la soutenir, la relever.
Le pouvoir électif s’est donc enrichi de l’ap-pauvrissement du trône et de la pairie. Affranchiavec raison par la Charte nouvelle de la dépen-dance où la Charte royale tenait naguère la Cham-bre des députés pour le choix de son président etla formation de son bureau , le vote annuel de
(1) Exclusion prononcée par la Charte même des pairs nomméspar Charles X. Parmi eux se trouvait le maréchal duc de Dalmatie.