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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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432 LIVRE CINQUIÈME.

larmée lui a été donné comme celui des impôts ;et la responsabilité ministérielle, vis-à-vis des re-présentants du pays, a cessé dêtre une menacestérile : la loi à faire est écrite sur les créneaux duchâteau de Ham. Peu sen faut que cette Chambre,qui a en main toute la puissance publique, seprétende héritière du pouvoir constituant que lamonarchie réclamait naguère, et qui la menéenous savons. Ce quelle ne fait pas aujourdhui,elle pourra toujours le faire demain.

En même temps, le pouvoir politique a été éten-du à trois cent mille Français; dun autre côté, lesgrands collèges ont été abolis; le cens déligibilitéa été abaissé de moitié comme le cens délection ;les fermiers se sont vus substitués aux grands pro-priétaires dans le privilège du double vote. Lepouvoir départemental sera dévolu à huit centmille citoyens. Deux millions et plus ônt été in-vestis du pouvoir municipal. Par les gardes natio-nales, la force publique a été livrée à tous. Lepeuple entier a des armes, et tandis que les gardesnationales devaient simplement, aux termes dupacte fondamental, intervenir dans le choix deleurs chefs, la loi leur a conféré le droit de nomi-nations de leurs officiers et sous-officiers sansrestriction.

La puissance populaire a trouvé un profit di-rect dans chacun de ces changements de lordrepolitique. Et ce nest pas tout : la publicité de la