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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 437

rlu guet. Il consiste dans la police des rues ; c’estla faculté pour le marchand de vendre et pour lecitoyen d’aller et venir. Ce n’est pas de cet ordreextérieur et subalterne que nous nous enquérons.S’il a été troublé sans cesse; si Paris a eu sesémeutes, ses épouvantes, ses bris de boutiques.Ses confiscations d’omnibus et de voitures au pro-fit de barricades nouvelles, à peu près tous lesmois; si chaque ville de province a semblé secroire tenue d’avoir sa sédition pour rivaliser avecla capitale, ce sont là des misères : c’était tout auplus la plaie qui accusait la blessure profonde ducorps social. Que nos blessures fixassent une foisla sollicitude de tous les pouvoirs; qu’ils voulus-sent : le désordre visible, l’émeute devait rentrerdans son néant.

Mais l’ordre a des conditions plus hautes. Com-ment les a-t-on raffermies? L’a-t-on seulementtenté? Les pouvoirs n’ont-ils pas accru et perpé-tué l’ébranlement ? Toutes les créations successi-ves, si tant est qu’on puisse appeler créations deséruptions de scories brûlantes, des remue-mé-nages de ruines , ces créations n’ont-elles pastoutes porté à faux ? Voilà le point où il s’agitd’appeler la lumière.

Osons le dire : par une triste et fatale consé-quence de l’intervention des masses dans nos des-tinées, une violence morale n’a cessé de peser surles pouvoirs. Depuis juillet 1830, ils accomplissent