INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 443
pas prétendre, qui forme un privilège de quel-ques-uns contre tous, qui arme une société parti-culière contre le pouvoir public, et peut-être contrel’Etat lui-même. Droit personnel, la publicité nedoit être assujettie, dans un gouvernement libre,à d’autres règles que la parole même, dont elle estun écho, prolongé par la puissance des arts del’homme dans le temps et dans l’espace. Pouvoir,elle appartient à la société même; car elle ne peutexister que par la société , par sa protection, envertu de ses lois. Elle ne doit exister, elle ne lepeut qu’à la charge de ne pas être anti-sociale,quels que soient du reste les partis politiquesqu’elle armera de son active puissance. Pour cela,elle doit à l’Etat des garanties, non pas de sonobéissance aux lois, non pas de ses moyens de sa-tisfaire à la loi, mais de son esprit de conservation.
Or, les principes que nous posons ont été mé-connus de tous points par la plupart de nos lois dela presse, et notamment par la dernière. On abaissé les cautionnements et perpétué les droitsde timbre et de poste , ce qui était une doubleméprise. C’était imposer des entraves aux abon-nés, aux lecteurs, au pays, qui a droit à lapublicité comme à la clarté du jour, et affranchirles écrivains, dont aucun n’a droit à autre chosequ’aux moyens personnels de publicaton, point àces moyens formidables d’une association quin’existe, on le répète, que sous l’égide et par cela