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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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452 LIVRE CINQUIÈME.

Ici on allait plus loin : on faisait violence à tousles souvenirs de la patrie et à la dignité de la pre-mière des familles françaises ; c’était la famillemême, c’était le cœur et l’âme de l’homme, danstous les rangs de l’État, qui étaient ou froissés oucorrompus par ce grand et douloureux exemple ;ils l’étaient jusque dans leurs plus intimes replis.

A côté de ces succès positifs de la sédition, il yen a eu d’indirects, qui sont encore les plus fu-nestes de tous. Ceux-là ont perverti l’état politi-que tout entier. Des lois fondamentales, délibéréespar la peur et sous l’empire de l’insurrection,comme l’ont été les nôtres, n’ont dû, selon l’or-dre des probabilités humaines, fonder que l’ins-tabilité, préparer à l’avenir que l’anarchie.