INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 4^5
dévaster sans dommage, démolir enfin; car c’est àdémolir que tout aboutit. La Chambre actuellemet en coupe réglée les services publics; il advien-dra, par l’abaissement toujours croissant des sa-laires, qu’on fixera le pouvoir administratif dansla même région où, par l’abaissement du cens,on a mis le pouvoir politique. Ce qui en résulterapour l’ordre, pour la liberté, pour l’administra-tion, on peut le prévoir par le reste. On peut enjuger par les résultats du personnel que le pre-mier ministère de 1830 a commis la faute de lancersur les départements. L’administration descendrade quelques degrés. Elle sera moins intelligente,moins digne, moins influente, moins respectée.L’ordre sera moins bien défendu ; la liberté moinsbien servie, moins bien comprise; et le pays, tantcpie régnera cet esprit fatal, se plaindra peut-êtred’être opprimé : il ne sera pas gouverné.
Il faut apprendre à ces politiques improvisés,qui mettent au rabais le gouvernement de leurpatrie, que rétribuer dignement les services, c’estle moyen d’en avoir d’utiles, de bons, d’honora-bles, d’économiques sous dix rapports. Nous ad-mirerions fort qu’Épaminondas fit àThèbes, pourvivre, ce qu’on sait, si on ne savait aussi queThèbes périt le lendemain.
Il faut leur apprendre que le culte extérieur estnécessaire aux hommes ; que les dignités, pourjustifier ce nom, ont besoin de paraître aux yeux.