LIVRE SIXIÈME.
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téraire des hardiesses de bagne ou d’amphithéâtre,tantôt comptez trouver des jouissances nouvellesdans la corruption, et ne voyez pas que vous 11’êtesque les plagiair es de ces vieillards qui pensent imi-ter la jeunesse en joignant la forfanterie à la per-versité !
Aussi, est-ce le propre des civilisations ou dessociétés vieillissantes que de rechercher les hon-teux plaisirs. Combien de fois n’a-t-on pâs écritque la littérature impudique du dernier siècletenait aux corruptions de la monarchie absolueet avait mené aux goûts atroces de la convention !et voilà que la liberté prend à l’école de Louis XVses inspirations et ses passe-temps ! La seule dif-férence est qu’elle est impudique et atroce tout en-semble. A ce compte, que fera-t-elle de la France ?
Il fut un temps où nous condamnions la cen-sure, qui ne permettait aux soldats de Léonidas demourir pour Lacédémone, qu’à la condition deremplir les Tliermopyles des cris de : Vive notreroi — légitime! A une censure excessive succèdeune non moins excessive licence. L’une décélaitune réaction impossible contre l’esprit de laFrance; l’autre, qu’annonce-t-elle, sinon uneautre guerre ouverte contre les sentiments, leshabitudes, les destinées de la société française ?Ce contraste avec la décence et la^douceur géné-rales des moeurs, cet oubli ou cette ignorance dela seule langue que parle aujourd’hui le monde