LIVRE SIXIÈME.
498
grise, les soutanes , des gravelures et le bourreau,que reste-t-il de l’expérience que la France vientde tenter ? Il reste dans Paris dix ateliers de cor-ruption, dix places de guerre dont le feu batchaque soir l’ordre, le goût et la morale.
Ensuite le gouvernement s’étonne de la disposi-tion générale des esprits à lutter contre les lois ;à abroger, selon les passions personnelles de cha-cun, les actes législatifs, soit de la république,soit de Napoléon, qui importunent l’étudiant,l’instituteur, le contribuable. Tl s’étonnera quelquejour de crimes inconnus , de scandales destruc-teurs, de plaies sociales qui braveront toute lapuissance de la répression. C’est lui qui sera legrand coupable. De quel droit a-t-il abandonné latutelle bienveillante que lui conféraient sur lesthéâtres les décrets impériaux, que lui conféraitl’usage de toutes les nations civilisées , que luiconférait surtout la nécessité ? Pourquoi n’épuise-t-il pas sur notre littérature corruptrice, sur cettepropagande de crimes et de vices, les armes dontil est encore muni? De tels exemples sont toujoursimités, toujours féconds. Par sa faiblesse, le pou-voir manque à sa mission. Et nul, dans le tempsoù nous sommes, ne peut espérer d’avoir le mo-nopole de l’infraction ou du relâchement des lois.