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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SIXIÈME.

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grise, les soutanes , des gravelures et le bourreau,que reste-t-il de lexpérience que la France vientde tenter ? Il reste dans Paris dix ateliers de cor-ruption, dix places de guerre dont le feu batchaque soir lordre, le goût et la morale.

Ensuite le gouvernement sétonne de la disposi-tion générale des esprits à lutter contre les lois ;à abroger, selon les passions personnelles de cha-cun, les actes législatifs, soit de la république,soit de Napoléon, qui importunent létudiant,linstituteur, le contribuable. Tl sétonnera quelquejour de crimes inconnus , de scandales destruc-teurs, de plaies sociales qui braveront toute lapuissance de la répression. Cest lui qui sera legrand coupable. De quel droit a-t-il abandonné latutelle bienveillante que lui conféraient sur lesthéâtres les décrets impériaux, que lui conféraitlusage de toutes les nations civilisées , que luiconférait surtout la nécessité ? Pourquoi népuise-t-il pas sur notre littérature corruptrice, sur cettepropagande de crimes et de vices, les armes dontil est encore muni? De tels exemples sont toujoursimités, toujours féconds. Par sa faiblesse, le pou-voir manque à sa mission. Et nul, dans le temps nous sommes, ne peut espérer davoir le mo-nopole de linfraction ou du relâchement des lois.