CHAPITRE II.
AGRESSIONS A L’ORDRE POLITIQUE.
§ I. - REHABILITATION DE LA TERREUR.
Il nous est donné un spectacle qui avait manquéà la révolution de 1789. Robespierre, k l’Assem-blée constituante, demandait l’abolition de lapeine de mort. Personne ne voyait devant soi dusang, personne ne croyait devoir s’y baigner. Lafeuille de Marat, jusqu’en 93, fit horreur. Aprèsla mort même de Louis XVI, la Montagne, enten-dez-vous ? la Montagne ! le désavouait encore à latribune; un de ses collègues, ayant laissé sortirce nom méprisé de sa bouche, s’arrêta, ens’écriant avec dégoût : « Quoi ! je l’ai nommé ! »Puis le 31 mai vint ; puis Marat fut un grand ci-toyen, un héros, le sauveur de la France, jusqu’àce que le poignard de Charlotte Corday en fît undieu.
Aujourd’hui, c’est autre chose. On est arrivé àla terreur de plein saut. C’est en la connaissant,