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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SIXIÈME.

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par la seule émotion, par le religieux effroi dontl’âme était [saisie en y plongeant.

Un caractère de notre époque, c’est que quel-qu’un ayant voulu abroger l’article du Code Na-poléon, qui interdit aux époux divorcés de re-prendre leurs premiers nœuds, article qui ag-grave tout contre l’intention première du légis-lateur , un magistrat habile, docte, religieux, aétabli qu’il y avait là un acte qui ne devait pas êtreun jeu, qui devait être éternel, indissoluble, irré-vocable, sacré. Et ce n’est point du mariage queparlait l’éloquent orateur; non, c’était du divorce!

§ III. — ABOLITION DES DIMANCHES ET FÊTES.

Tout lien religieux est détruit parmi nous dèslongtemps. Mais les apparences mêmes tombent.Une Chambre, qui veut fonder la liberté, a ad-mis à lecture la proposition d’un magistrat, deM. Auguste Portalis, d’abolir la solennité des di-manches et des fêtes ! Ce serait la plus belle desréactions ; car celle-là refoulerait tous les peupleset tous les siècles.

Cette Chambre ne sait pas que les peuples libresont tous été les plus religieux de la terre. Nousignorons pourquoi ; mais enfin le fait est écrit dansl’histoire. La Pologne était plus catholique quel’Italie. L’Angleterre est plus croyante que l’Alle-magne : le dimanche, à l’heure des offices, les