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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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ANARCHIE MORALE.

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n’y a pas d’alliance possible entre elle et le partide l’Hôtel-de-Ville ; qu’au second jour, le cri de■vive la république! échappe à ce serviteur indo-cile, à ce maître funeste.

La royauté, puissance morale, a pour vertu sonhaut et noble caractère d’obstacle à toutes lespassions subversives ; elle ne peut méconnaîtrel’importance des garanties morales. Elles doiventêtre à ses yeux des soutiens aussi solides que lesintérêts eux-mêmes, ou plutôt elle y voit des inté-rêts, les premiers de tous; car ceux-là ont pourchamp l’àme humaine et pour loi la création,pour juge son auteur. Elle sait donc que pas ungrand principe, pas un sentiment légitime n’estrenversé, sans que le désordre tout entier nepuisse passer par cette brèche, et laisser voir, der-rière la plus simple des concessions en appa-rence, l’anarchie; derrière le plus simple destorts, les châtiments, les vindictes, les révolu-tions. Or, qu’on y regarde de près, et qu’on disequel principe moral est debout?

La royauté, front sourcilleux, tête du grandcorps de la patrie, doit savoir que cette patrie,si longtemps battue des orages, ne peut trouverde repos et de grandeur, de bien-être et de liberté,qu’à l’ombre d’une transaction qui concilie ettous les intérêts et tous les principes légitimes; quirapproche les deux sociétés, les deux Frances, lesdeux mondes; qui, sous la loi d’un pacte digne

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