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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SIXIÈME.

réunis par les statues de tous les héros qui ont faitla grandeur du nom de France dans l’univers,depuis ce Clovis qui nous donna des ancêtres,depuis ce saint Rémi qui leur donna un Dieu !Mais ce Dieu de saint Rémi et de Clovis, nousvoudrions qu’il fût là encore, pour ne pas noustrouver seuls face à face avec la mort dans sontemple. Mais nous voudrions que ce temple,cette église, pour dire le mot simple et vrai, eûtdes pontifes, des pompes, s’animât de fêtes, s’a-grandît d’espérances, et appuyât au ciel les gloiresde la terre ! Mais ces gloires, nous voudrions quece ne fut point l’esprit de faction qui les intro-nisât, que les partis n’imposassent point à laFrance des immortalités de sociétés secrètes et desvertus de tapis vert ; nous voudrions que laroyauté, car nous avons foi à la royauté, comp-tât, comme un de ses attributs nécessaires, cefleuron de plus dans sa couronne; enfin, nousvoudrions par-dessus tout que ces hommages nefussent pas une dérision ; que la patrie reconnais-sante honorât les grands hommes, non pas seule-ment dans leur dépouille morte, mais dans leurrace vivante; que les institutions établissent que,si des restes inanimés sont quelque chose encore,un nom est davantage ; en un mot que les grandesrécompenses survécussent aux pères dans leursfils, et que, pour prix d’un dévoûment illustre,on eût la chance, dans cette France qui sait la