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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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5ç)2 conclusion.

val Lafayette, dans des circonstances éminemmentpérilleuses : que sa popularité lui était plus chèreque la vie , mais qu’il saurait la sacrifier à son de-voir et à son honneur. On doit reconnaître aussi,parmi les bonnes actions faites pour couvrir biendes torts, la vive émotion de joie que tout lemonde a pu voir à M. Laffitte, racontant touthaut, dans la salle des conférences de la Chambredes députés, une allocution de M. le prince dePolignac, qui avait fait assez d’impression sur l’au-ditoire pour promettre un retentissement favo-rable dans le public. Cette justice est duc à M. lecomte de Montalivet qu’il eut, toutes les fois qu’ille fallait, de l’esprit et du cœur, et il le fallut sou-vent. Les captifs de Ham peuvent aujourd’huifrapper l’opinion calmée, des vices dè forme etdes nullités légales ou constitutionnelles qui sesont rencontrées dans leur procès •, ils ne mécon-naissent pas, assurément, que ce procès sauvaleurs têtes. Ceux qui, dans ces terribles jours, fai-saient face, le fusil sur l’épaule, aux flots d’unpeuple en furie, avec des compagnons de veille etde péril qui ne différaient de la multitude qu’envoulant la mort par la loi au lieu de la vouloircontre la loi, ceux-là , savent que pour arriver àune solution généreuse, il fallait des prodiges decourage et d’habileté. Ces prodiges furent faits;tout le monde fit son devoir. La garde nationalesut plier ses passions au joug de la sagesse et de la