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Tome seconde.
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FRANÇAIS. l5g

était instruit que Feuquières entretenait con-tre lui une correspondance avec M. de Lou-vois. « Pourquoi ferais-je du inalà M. de Feu-» quières, disait-il à ceux qui l'avertissaient» de ses basses menées, son ambition le fait» plus souffrir que ses intrigues ne me nui-» sent. »

L’échec que les Français avaient éprouvédevant Coni, et les nombreux renforts quereçut le duc de Savoie, forcèrent Câlinât derenoncer à l'offensive, pour ne plus s’occuperqu’à se défendre devant une armée devenuedeux fois plus nombreuse que la sienne. Leduc reprit Carmagnole, passa le Pô, et mar-cha vers Suze. Celte ville tombant en son pou-voir, la Savoie lui était ouverte, ainsique leDauphiné. Mais le génie de Câlinât sut prévenirces malheurs : il saisit un instant favorable,attaqua l’ennemi qui s’était divisé pour inves-tir la ville, le batlil, et le contraignit de pren-dre ses quartiers d’hiver.

Sur ces entretaites, Louvois mourut, etM. de lîarbesieux, son fils, lui succéda auministère. Il commit fautes sur fautes, et jeta,par son incapacité et sou entêtement, Câlinâtdans les plus cruels embarras. Il affaiblit sonarmée, et exigea de lui qu’il reprît l’offensive.Alors le d uc de Savoie, dont les troupes s’é-taient encore augmentées pendant l’hiver, me-naça à-ia-fois Pignerol, Nice et Casai. La