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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 26l

faisait le'siège; et dès qu’on s'en fut rendumaître, il y ajouta des fortifications qui larendirent la plus forte place de l’Europe. Lan-dau, le Mont-Royal, Fluningue et Neubrissacfurent également mis par lui dans l’état le plusrespectable ; et lorsque la guerre de la Succes-sion arma toute l’Europe contre Louis xiv, ceprince se reposa sur Vauban de la défense desfrontières du royaume. Ce fut dans le tempsqu’il réparait les fortifications de Namur, qu’ilapprit son élévation à la dignité de maréchalde France. Mais cette grâce le condamnant àl'inaction par l’impossibilité où l’on se trouvade l’employer à l’avenir avec des généraux dumême rang que lui, il y fut peu sensible. Ce-pendant il servit encore sous les ordres du ducde Bourgogne, et contribua à la prise de Neu-brissac. Cette ville conquise, il abandonna, àson grand regret, la carrière des armes, et iln’y rentra que lorsque la perte de la bataille deRamillies eût jeté la France dans la plus grandeconsternation-Alors il sortit de sa retraite,et se rendit à Dunkerque , dont le comman-dement lui fut donné. Ce fut là le triomphede son génie. Sans armée à opposer à un en-nemi victorieux, il n’en sut pas moins l’arrê-ter dans le cours de ses prospérités. Un retran-chement inaccessible qu’il éleva entre Bergueset Dunkerque conserva tout le pays confié àses soins.