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Tome seconde.
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280 LE PLUTARQUE

Louis xiv, eu pardonnant au prince deCoudé et à Luxembourg, n’avait pas oubliéleurs erreurs. Persuadé que la punition la plusgrande qu’il pût leur infliger, était de les con-damner à l’inutilité, il ne les mil point à la têtede ses armées. Luxembourg, pour qui le reposétait un supplice, se décida alors à suivre leroi en qualité de volontaire; et ce titre, qui lelaissait sans fonctions, fut le premier degréqui le conduisit à la faveur de son maître.Louis xiv r , habile à deviner les grands hommes,ne tarda pas à reconnaître ses talcns militaires.Celte découverte changea tout son système. 11résolut de couvrir pour toujours le passé d’unvoile épais, et de confier le soin de sa gloireaux deux généraux qui en avaient acquis encombattant contre lui. Il lescliargea de la con-quête de la Franche-Comté. Sa confiance nefut pas déçue : toute la province fut soumisedans l’espace de trois semaines.

Arrêté par les Hollandais dans le cours deses victoires, Louisxiv lit la paix; mais enla signant, il méditait sa vengeance. Le mo-ment venu de la faire éclater, il fondit surla Hollande à la tête d'une armée de centviugt mille hommes, queTurenne et Coudécommandaient sous lui. Luxembourg, chargéde conduire en YVcstphalie un corps de troupesqni devait se joindre à celles de l’électeur deCologne et des évêques de Munster et de Slras-