FRANÇAIS. 311
ordonne la retraite. Les Français reslent maî-tres du champ de bataille.
Pendant que le duc de Vendôme soutenaitainsi en Italie la gloire des armées françaises ,elles éprouvaient à Ramillies le plus affreuxrevers. Le maréchal de Villeroi y avait étébattu. Les troupes étaient découragées, laFlandre espagnole reconquise , le royaumeconsterné. Il fallait réparer ce malheur et enprévenir de nouveaux; mais, à qui confierune tâche si difficile? Condé , Turenne n’é-taient plus. Catinat avait quilté le service, ilne restait plus que Vendôme. Il fut appelé.
Dès qu’il parut, l’officier, le soldat, toutreprit courage. S’il les eut écoutés, il les auraitconduits, sur l’heure même, à l’ennemi. Laprudence ne le permettait pas. Il se tint surla défensive, et s’estima heureux de pouvoir,avec des forces bien inférieures, tenir tête àMarlborough pendant toute la campagne , etl’empêcher de se rendre maître de Douai , deLille , de Tournai et de Valenciennes.
L’année suivante, le commandement del’armée de Flandre fut donné au duc de Bour-gogne (i). Choisi pour être le conseil etleguide de ce prince, Vendôme fit tout ce qui
(') Petit-fils de Louis itv , et héritier présomptif dela couronne.