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Tome I.
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SGANARELLE.

De m'avoir fait cocu dans la (leur de mon âge ?

Et, femme d’un mari qui peut passer pour beau,

Faut-il qu’un marmouset, un maudit étourneau...

LÉLIE, à part, et regardant encore le portrait que tient Sganarelle.Je ne m'abuse point ; c’est mon portrait lui-même.

SGANARELLE lui tourne le dos.

Cet homme est curieux.

LÉLIE , à part.

Ma surprise est extrême!

SGANARELLE , à part.

A qui donc en a-t-il?

LÉLIE, à part.

Je le veux accoster.

(Haut.) (Sganarelle veut s’éloigner.)

Puis-je...? Eli! de grâce, un mot.

SGANARELLE, à part, s'éloignant encore.

Que me veut-il conter?

LÉLIE.

Puis-je obtenir de vous de savoir l’aventureQui fait dedans vos mains trouver cette peinture?

SGVN1RELLE, à part.

D’où lui vient ce désir? Mais je m’avise ici...

(Il examine Ltlie et le portrait qu'il tient.)

Ab I ma foi, me voilà de son trouble éclairci !

Sa surprise à présent n'étonne plus mon âme :

C’est mon homme; ou plutôt, c’est celui de ma femme.

LÉLIE.

Relirez-moi de peine, et dites d'où vous vient...

SGANARELLE.

Nous savons, Dieu merci, le souci qui vous tient;

Ce portrait qui vous fâche est votre ressemblance;

Il était en des mains de votre connaissance ;

Et ce n’est pas un fait qui soit secret pour nousQue les douces ardeurs de la dame et de vous.

Je ne sais pas si j’ai, dans sa galanterie,

L’honneur d'être connu de votre seigneurie;

Mais faites-moi celui de cesser désormaisUn amour qu'un mari peut trouver fort mauvais,

Et songez que les nœuds du sacré mariage...

LÉLIE.

Quoi! celle, dites-vous, dont vous tenez ce gage...

teur, un vagabond , et par induction, canaille , belistre, méchanceté, malice .