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Tome I.
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SCÈNE XXI.

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Je veux vous reprocher au moins en cette place...

CÉLIE.

Quoi! me parler encore! Avez-vous cette audace?

LÉLIE.

11 est vrai quelle est grande; et votre choix est tel,Qu'à vous rien reprocher je serais criminel.

Vivez, vivez contente, et bravez ma mémoireAvec le digne époux qui vous comble de gloire. ,

CÉLIE.

Oui, traître, j’y veux vivre; et mon plus grand désir,Ce serait que ton cœur en eût du déplaisir.

LÉLIE.

Qui rend donc contre moi ce courroux légitime?

CÉLIE.

Quoi! tu fais le surpris, et demandes ton crime?

SCÈNE XXI.

CÉLIE, LÉLIE, SGANARELLE, armé de pied en cap;LA SUIVANTE DE CÉLIE.

SGANARELLE.

Guerre! guerre mortelle à ce larron d’honneurQui, sans miséricorde, a souillé notre honneur!

CÉLIE, il Lélie, lui montrant Sganarcllc.

Tourne, tourne les yeux, sans me faire répondre.

LÉLIE.

Ah! je vois...

CELIE.

Cet objet suffit pour te confondre.

LELIE.

Mais pour vous obliger bien plutôt à rougir.

SGANARELLE, à part.

Ma colère à présent est en état d’agir ;

Dessus ses grands chevaux est monté mon courage (1);

(1) Il faut chercher l'origine do ce proverbe dans les usages de l’anciennechevalerie. Les chevaliers avaient deux espèces de chevaux : ceuxjju’ils mon-tent habituellement étaient connus sous le nom do coursiers de palefroi : c’é-taient des chevaux d’une allure aisée et d’une force ordinaire. Mais, les joursde bataille, on leur amenait des chevaux d’une vigueur et d’une taille remar-•Wables, que des écuyers conduisaient à leur droite, d’où leur est venu le nome £ fe**Wers. Ces destriers étaient présentés aux chevaliers à l’heure môme ducc, mbat ; c’était ce que l’on appelait alors monter sur ses grands chevaux. D>