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Tome I.
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L’ÉCOLE DES MARIS.

VALÈRE.

11 est vrai ; mais pour les nouveautésOn peut avoir parfois des curiosités.

Vous irez voir, Monsieur, cette magnificenceQue de notre Dauphin prépare la naissance (1)?

SGANARELLE.

Si je veux.

VALÈRE.

Avouons que Paris nous fait partDe cent plaisirs charmants qu’on n'a point autre part ;Les provinces auprès sont des lieux solitaires.

A quoi donc passez-vous le temps ?

SGANARELLE.

A mes affaires.

VALÈRE.

L’esprit veut du relâche, et succombe parfoisPar trop d’attachement aux sérieux emplois.

Que faites-vous les soirs avant qu’on se retire?

SGANARELLE.

Ce qui me plaît.

VALÈRE.

Sans doute : on ne peut pas mieux dire,Celte réponse est juste, et le bon sens paraitA ne vouloir jamais faire que ce qui plaît.

Si je ne vous croyais l’âme trop occupée,

J’irais parfois chez vous passer l’après-soupée.

SGANARELLE.

Serviteur.

SCÈNE YI.

VALERE, ERGASTE.

VALÈRE.

Que dis-tu de ce bizarre fou?

ERGASTE.

Il a le repart (2) brusque, et l’accueil loup-garou.

VALÈRE.

Ah ! j’enrage !

(1) Il s’agit ici du Dauphin, fils de Louis XIV, appelé Monseigneur, qui na-quit à Fontainebleau le 1" novembre 1661, et mourut le 14 avril 1711 à Meu-don. Le Dauphin étant né cinq, mois après la première représentation de VÉcolodes Maris , qui eut lieu au commencement de juin 1661, ces vers, où il estquestion des fôtes de sa naissance, frirent ajoutés après ooup par Molière. ( A. )

(2) On ne dit plus repart ; mais repartie. Dans un autre mot de la même