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Tome I.
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L’ÉCOLE DES MARIS.

Puisque sans ce brutal on ne la voit jamais,

El qu'il n’est là dedans servantes ni valetsDont, par l’appàt flatteur de quelque récompense,

Je puisse pour mes feux ménager l'assistauce ?

ERGASTE.

Elle ne sait donc pas encor que vous l'aimez?

VALÈKE.

C’est un point dont mes vœux ne sont pas informés.Partout où ce farouche a conduit cette belle,

Elle m’a toujours vu comme une ombre après elle,

Et mes regards aux siens ont tâché chaque jourDe pouvoir expliquer l’excès de mon amour.

Mes yeux ont fort parlé ; mais qui me peut apprendreSi leur langage enfin a pu se faire entendre ?

ERGASTE.

Ce langage, il est vrai, peut être obscur parfois,

S’il n’a pour truchement l’écriture ou la voix.

VALÈRE.

Que faire pour sortir de cette peine extrême,

Et savoir si la belle a connu que je l'aime ?

Dis-m’en quelque moyen.

ERGASTE.

C’est ce qu'il faut trouver :Entrons un peu chez vous, afin d’y mieux rêver.

ACTE SECOND.

SCÈNE PREMIÈRE.

ISABELLE, SGANARELLE.

SCAN MIELLE.

Va, je sais la maison et connais la personneAux marques seulement que ta bouche me donne.Isabelle, à i»irt.

O ciel ! sois-moi propice, et seconde en ce jourLe stratagème adroit d’une innocente amour !

SGANARELLE.

Dis-tu pas qu'on t’a dit qu'il s’appelle Yalère ?

Oui.

ISABELLE.

SGANARELLE.

Va, sois en repos, rentre, et me laisse faire;