ACTE II, SCÈNE HT. 223
Je vais parler sur l’heure à ce jeune étourdi.
ISABELLE, en s’en allant.
Je fais, pour une fille, un projet bien hardi ;
Mais l'injuste rigueur dont envers moi l'on useDans tout esprit bien fait me servira d'excuse.
SCÈNE II.
SGANARELLE.
(il va frapper à la porte (le Valère.)
Ne perdons point de temps; c’est ici. Qui va là?
Bon, je rêve, llolà! dis-je, holà, quelqu’un ! holà!
Je ne m’étonne pas, après cette lumière,
S’il y venait tantôt de si douce manière ;
Mais je veux me hâter, et de son fol espoir...
SCÈNE III.
YALÈKE, SGANARELLE, ERGASTE.
SGANARELLE, à Ergaste, qui est sorti brusquement.
l’este soit du gros bœuf, qui, pour me faire choir,
Se vient devant mes pas planter comme une perche !
VALÈRE.
Monsieur, j’ai du regret...
SGANARELLE.
Ah ! c’est vous que je cherche.
VALÈRE.
Moi, Monsieur ?
SGANARELLE.
Vous. Valère est-il pas votre nom?
VALÈRE.
Oui.
SGANARELLE.
Je viens vous parler, si vous le trouvez bon.
VALÈRE.
l’uis-je êlre assez heureux pour vous rendre service?
SGANARELLE.
Non. Mais je prétends, moi, vous rendre un bon office;
Et c'est ce qui chez vous prend droit de m’amener.
VALÈRE.
Chez moi, Monsieur ?
SGANARELLE.
Chez vous. Eaut-il tant s’étonner?