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L’ECOLE DES MARIS.
VALÈRE.
J’en ai bien du sujet; et mon âme, ravieDe l'honneur...
SGANARELLE.
Laissons là cet honneur, je vous prie
VALÈRE.
Voulez-vous pas entrer?
SGANARELLE.
Il n’en est pas besoin.
VALÈRE.
Monsieur, de grâce.
SGANARELLE.
Non, je n’irai pas plus loin.
VALÈRE.
Tant que vous serez là, je ne puis vous entendre.SGANARELLE.
Moi, je n’en veux bouger.
VALÈRE.
Eh bien, il faut se rendre 1Vite, puisque monsieur à cela se résout,
Donnez un siège ici.
SGANARELLE.
Je veux parler debout.
VALÈRE.
Vous souffrir de la sorte!...
SGANARELLE.
Ah ! contrainte effroyable !
VALÈRE.
Celte incivilité serait trop condamnable.
SGANARELLE.
C’en est une que rien ne saurait égaler,
De n’ouïr pas les gens qui veulent nous parler.
VALÈRE.
Je vous obéis donc.
SGANARELLE.
Vous ne sauriez mieux faire.
(ils font de grandes cérémonies ponr se couvrir.)Tant de cérémonie est fort peu nécessaire.
Voulez-vous m’écouter?
VALÈRE.
Sans doute, et de grand cœur.
SGANARELLE.
Savez-vous, dites-moi, que je suis le tuteurD’une fille assez jeune et passablement belle,
Qui loge en ce quartier, et qu’on nomme Isabelle ?