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Tome I.
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225
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ACTE II, SCÈNE III. 225

VALÈRE.

Oui.

SGANARELLE.

Si vous le savez, je ne vous l’apprends pas.

Mais savez-vous aussi, lui trouvant des appas,Qu'autrement qu’en tuteur sa personne me touche,

Et qu’elle est destinée à l’honneur de ma couche ?

VALEUR.

Non.

SGANARELLE.

Je vous l’apprends donc; et qu’il est à proposQue vos feux, s’il vous plaît, la laissent en repos.

VALÈRE.

Qui ? moi, Monsieur !

SGANARELLE.

Oui, vous. Mettons bas toute feinte.

VALÈRE.

Qui vous a dit que j’ai pour elle l’Aine atteinte ?

SGANARELLE.

Des gens à qui l’on peut donner quelque crédit .

VALÈRE.

Mais encore ?

SGANARELLE.

Elle-même.

VALÈRE.

Elle?

Elle. Est-ce assez dit?

Comme une fille honnête, et qui m’aime d’enfance,

Elle vient de m’en faire entière confidence ;

Et, de plus, m’a chargé de vous donner avisQue, depuis que par vous tous ses pas sont suivis,

Son cœur, qu’avec excès votre poursuite outrage,

N’a que trop de vos yeux entendu le langage ;

Que vos secrets désirs lui sont assez connus,

Et que c’est vous donner des soucis superflusDe vouloir davantage expliquer une flammeQui choque l’amitié que me garde son âme.

VALÈRE.

C’est elle, dites-vous, qui de sa part vous fait...

SGANARELLE.

Oui, vous venir donner cet avis franc et net ;

Et qu’ayant vu l’ardeur dont votre âme est blessée.Elle vous eût plus tôt fait savoir sa pensée,

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