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L’ÉCOLE DES MARIS.
Si son cœur avait eu, dans son émotion,
A qui pouvoir donner cette commission ;
Mais qu'enfin la douleur d’une contrainte extrêmeL'a réduite à vouloir se servir de moi-même,
Pour vous rendre averti, comme je vous ai dit,
Qu’à tout autre que moi son cœur est interdit,
Que vous avez assez joué de la prunelle.
Et que, si vous avez tant soit peu de cervelle,
Vous prendrez d'autres soins. Adieu, jusqu'au revoirVoilà ce que j’avais à vous faire savoir.
VALÈRE, bas.
Ergaste, que dis-tu d’une telle aventure?
SGANARELLE, bas, à part.
Le voilà bien surpris !
ERGASTE, bas, à Yalère.
Selon ma conjecture,
Je tiens qu’elle n’a rien de déplaisant pour vous,Qu’un mystère assez fin est caché là-dessous,
Et qu'enfin cet avis n’est pas d’une personneQui veuille voir cesser l’amour qu’elle vous donne.
SGANARELLE, à part.
11 en tient comme il faut.
VALÈRE, bas, à Ergaste.
Tu crois mystérieux...ERGASTE, bas.
Oui... Mais il nous observe, ôtons-nous de ses yeux.
SCÈNE IV.
SGANARELLE.
Que sa confusion parait sur son visage !
II ne s’attendait pas, sans doute, à ce message.Appelons Isabelle ; elle montre le fruitQue l’éducation dans une âme produit.
La vertu fait ses soins, et son cœur s y consommeJusques à s’offenser des seuls regards d’un homme.
SCÈNE Y.
ISABELLE, SGANARELLE.
ISABELLE, bas, en entrant.
J’ai peur que mon amant, plein de sa passion,