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ACTE II, SCÈNE Y.
iN'ail pas de mon avis compris l’intention ;
Et j’en veux, dans les fers où je suis prisonnière,Hasarder un qui parle avec plus de lumière,SGANARELLE.
Me voilà (le retour.
ISABELLE.
Eh bien ?
SGANARELLE.
Un plein effet
A suivi tes discours, et ton homme a son fait.
Il me voulait nier que son cœur fût malade;
Mais, lorsque de ta part j'ai marqué l’ambassade,
Il est resté d'abord et muet et confus,
Et je ne pense pas qu’il y revienne plus.
ISABELLE.
Ah! que me dites-vous? J’ai bien peur du contraire,Et qu’il ne nous prépare encor plus d’une affaire.
SGANARELLE,
Et sur quoi foucles-tu cette peur que tu dis?
ISABELLE.
Vous n'avez pas été plus tôt hors du logis,
Qu’ayant, pour prendre l’air, la tête à ma fenêtre,J’ai vu dans ce détour un jeune homme paraître,Qui d’abord, de la part de cet impertinent,
Est venu me donner un bonjour surprenant,
Et' n’a, droit dans ma chambre, une boite jetéeQui renferme une lettre eu poulet cachetée.
J’ai voulu sans tarder lui rejeter le tout ;
Mais ses pas de la rue avaient gagné le bout,
Et je m’en sens le cœur tout gros de fâcherie.
SGANARELLE.
Voyez un peu la ruse et la friponnerie !
ISABELLE.
11 est de mon devoir de faire promptementReporter boite et lettre à ce maudit amant ;
Et j'aurais pour cela besoin d’une personne...
Car d’oser à vous-même...
SGANARELLE.
Au contraire, mignonneC’est me faire mieux voir tou amour et ta foi,
Et mon cœur avec joie accepte cet emploi ;
Tu m'obliges par là plus que je ne puis dire,
ISABELLE.
Tenez donc.
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