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Tome I.
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ACTE II, SCÈNE XII.

De souffrir les affronts que je reçois de lui.

SGANARELLE.

Ne t'afflige point tant ; va, ma petite 'femme,

Je m'en vais le trouver et lui chanter sa gamme.

ISABELLE.

Dites-lui bien au moins qu'il le nierait en vain,

Que c'est de bonne part qu’on ma dit son dessein;

Et qu’après cet avis, quoi qu'il puisse entreprendre,J'ose le délier de me pouvoir surprendre ;

Enfin, que, sans plus perdre et soupirs et moments,

Il doit savoir pour vous quels sont mes sentiments;

Et que, si d'un mal lieu r il ne veut être cause,

Il ne se fasse pas deux fois dire une chose.

SGANARELLE.

Je dirai ce qu’il faut.

ISABELLE.

Mais tout cela d’un ton

Qui marque que mon cœur lui parle tout de bon.

SGANARELLE.

Va, je n’oublirai rien, je t'en donne assurance.

ISABELLE.

J’attends votre retour avec impatience ;

Hàtez-le, s'il vous plaît, de tout votre pouvoir.

Je languis quand je suis un moment sans vous voir.SGANARELLE.

Va, pouponne, mon cœur, je reviens tout à l'heure.

SCÈNE XII.

SGANARELLE.

Est-il une personne et plus sage et meilleure ?

Ah! que je suis heureux! et que j’ai de plaisirDe trouver une femme au gré de mon désir !

Oui! voilà comme il faut que les femmes soient faites:Et non comme j’en sais, de ces franches coquettesQui s’en laissent conter, et font dans tout ParisMontrer au bout du doigt leurs honnêtes maris.

(il frappe à la porte (le Yalère.)

Holà! notre galant aux belles entreprises!

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