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LES FACHEUX.
FILINTE.
A quoi bon de te cacher de moi ?
ÉRASTE.
Je le jure, marquis, qu’on s'est moqué de toi.
FILIN TE.
En vain tu t’en défends.
Si d’aucun démêlé....
ÉRASTE.
Que le ciel me foudroie,
FILINTE.
Tu penses qu'on te croie ?
ÉRASTE.
Eh ! mon Dieu ! je te dis, et ne déguise point
Que...
FILINTE.
Ne me crois pas dupe et crédule à ce point.ÉRASTE.
Veux-tu m'obliger ?
FILINTE.
Non.
ÉRASTE.
Laisse-moi, je te prie.
FILINTE.
Point d'affaire, marquis.
ÉRASTE.
Une galanterie
En certain lieu ce soir...
FILINTE.
Je ne te quitte pas :
En quel lieu que ce soit, je veux suivre tes pas.
ÉRASTE.
Parbleu ! puisque tu veux que j'aie une querelle,Je consens à l'avoir pour contenter ton zèle;
Ce sera contre toi, qui me fais enrager,
Et dont je ne me puis par douceur dégager.
FILINTE.
C’est fort mal d’un ami recevoir le se y vire ;
Mais puisque je vous rends un si mauvais office,Adieu. Videz sans moi tout ce que vous aurez
ÉRASTE.
Vous serez mon ami quand vous me quitterez.(Seul.)
Mais voyez quels malheurs suivent ma destinée !Ils m’auront fait passer l'heure qu’on m’a donnée.