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Tome I.
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ACTE XII, SCÈNE Y.

SCÈNE Y.

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DAMIS, L’ÉPINE, ÉRASTE, LA RIVIÈREET SES COMPAGNONS.

DAMIS, à part.

Quoi! malgré moi le traître espère l’obtenir!

Ah! mon juste courroux le saura prévenir.

ÉRASTE, à part.

J'entrevois là quelqu’un sur la porte d’Orphise.

Quoi ! toujours quelque obstacle aux feux qu’elle autorise !

DAMIS, à l’Épine.

Oui, j’ai su que ma nièce, en dépit de mes soins,

Doit voir ce soir chez elle Éraste sans témoins.

IA RIVIÈRE, à ses compagnons.Qu'entends-je.à ces gens-là dire de notre maître?Approchons doucement, sans nous faire connaître.

DAMIS, h l’Épine.

Mais avant qu’il ait lieu d’achever son dessein,

11 faut de mille coups percer son traître sein.

Va-t’en faire venir ceux que je viens de dire,

Pour les mettre en embûche aux lieux que je désire,

Afin qu’au nom d’Éraste on soit prêt à vengerMon honneur, que ses feux ont l’orgueil d’outrager,

A rompre un rendez-vous qui dans ce lieu l’appelle,

Et noyer dans son sang sa flamme criminelle.

IA RIVIÈRE, attaquant Damis avec ses compagnons.

Avant qu’à tes fureurs on puisse l’immoler,

Traître, lu trouveras en nous à qui parler.

ÉRASTE.

Lien qu’il m’ait voulu perdre, un point d’honneur me presseDe secourir ici l’oncle de ma maîtresse.

(A Damis.)

Je suis à vous, Monsieur.

(il met l’épée à la main contre la Rivière et ses compagnons, qu’ilmet en fuite.)

D’

A

DAMIS.

O ciel ! par quel secours,un trépas assuré vois-je sauver mes jours?

<iui suis-je obligé d’un si rare service ?

ÉRASTE, revenant.

Je nai fait, vous servant, qu’un acte de justice.