ACTE II, SCÈNE II.
305
GEORCETTE.
Ah ! vous me faites peur, et tout nion sang se fige.
ARNOLPIIE.
C’est donc ainsi qu'absent vous m’avez obéi?
Et, tous deux de concert, vous m’avez donc trahi?
GEORGETTE, tombant aux genoux d’Arnolphe.
Eh! ne me mangez pas, Monsieur, je vous conjureALAIN, à part.
Quelque chien enragé l’a mordu, je m’assure.
ARNOLPIIE, à part.
Ouf! je ne puis parler, tant je suis prévenu;
Je sulfoque, et voudrais me pouvoir mettre nu.
(A Alain et à Georgette.)
Vous avez donc souffert, ô canaille maudite,
(A Alain qui veut s’enfuir.)
Qu’un homme soit venu... Tu veux prendre la fuite!
(A Georgette. )
11 faut que sur-le-champ... Si tu bouges... Je veux
( A Alain. )
Que vous me disiez... Euh! oui, je veux que tous deux...
(Alain et Georgette se lèvent et veulent encore s'enfuir. 1Quiconque remuera, par la mort ! je l’assomme.
Comme est-ce que chez moi s'est introduit cet homme ?
Hé ! parlez. Dépêchez , vite, promptement, tôt,
Sans rêver. Veut-on dire ?
ALAIN ET GEORGETTE.
Ah! ah!
GEORGETTE, retombant aux genoux rVArnolphe.
Le cœur me faut.
ALAIN, retombant aux genoux d’Arnolphe.
Je meurs.
ARNOLPIIE, il part.
Je suis en eau : prenons un peu d’haleine;
Il faut que je m’évente et que je me promène..
Aurais-je deviné, quand je l’ai vu petit,
Qu il croîtrait pour cela? Ciel! que mon cœur pâtit!
■Je pense qu'il vaut mieux que de sa propre bouchetire avec douceur l'affaire qui me touche,fâchons à modérer notre ressentiment,alience, mon cœur, doucement, doucement.
( A Alain et à Georgette. ]
Levez-vous, et, rentrant, faites qu’Agnès descende.
, (a part.)
- Têlez. Sa surprise en deviendrait moins grande :