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Tome I.
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L’ÉCOLE DES FEMMES.

Du chagrin qui me trouble ils iraient l'avertir,

Et moi-même je veux 1 aller faire sortir,, A Alain et à Georgette. )

Que I on m’attende ici.

SCÈNE III.

ALAIN, GEORGETTE,

GEORGETTE.

Mon Dieu! qu'il est terrible!Ses regards m’ont fait peur, mais une peur horrible !

Et jamais je ne vis un plus hideux chrétien,

ALAIN,

Ce monsieur l'a fâché; je te le disais bien,

GEORGETTE.

Mais que diantre est-ce là, qu'avec tant de rudesse11 nous fait au logis garder notre maîtresse?

D'où vient qu’à tout le monde il veut tant la cacher,El qu’il ne saurait voir personne en approcher?

ALAIN.

C'est que cette action le met en jalousie.

GEORGETTE.

Mais d'où vient qu’il est pris de cette fantaisie ?

ALAIN.

Cela vient». Cela vient de ce qu’il est jaloux.

GEORGETTE.

Oui; mais pourquoi l’est-il? et pourquoi ce courroux?

ALAIN.

C’est que la jalousie... entends-tu bien, Georgette,

Est une chose... là... qui fait qu’on s'inquiète...

Et qui chasse les gens d’autour d’une maison.

Je m’en vais te bailler une comparaison,

Afin de concevoir la chose .davantage.

Dis-moi, n’est-il pas vrai, quand tu liens ton potage,Que si quelque affamé venait pour en manger,

Tu serais en colère, et voudrais le charger?

GEORGETTE.

Oui, je comprends cela.

C’est justement tout comme.La femme est en effet le potage de l’homme ;

Et quand un homme voit d’autres hommes parfoisQui veulent dans sa soupe aller tremper leurs doigts,