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ACTE II, SCÈNE V,
Il en montre aussitôt une colère extrême,
GEOKGETTE.
Oui; mais pourquoi chacun n'en fait-il pas de même,Et que nous en voyons qui paraissent joyeuxLorsque leurs femmes sont avec les biaux monsieux ?
ALUN.
C'est que chacun n’a pas cette amitié goulueQui n'en veut que pour soi.
GEORGETTE.
Si je n’ai la berlue,
Je le vois qui revient.
ALAIN,
Tes yeux sont bons, c’est lui.
GEÜHGETTE,
Vois comme il est chagrin,
ALAIN.
C’est qu’il a de l'ennui.
SCÈNE IY.
ARNOLPHE, ALAIN, GEORGETTE.
ARNOLPHE, à part.
Cn certain Grec disait à l'empereur Auguste,
Comme une instruction utile autant que juste,
Que, lorsqu'une aventure en colère nous met,
Nous devons, avant tout, dire notre alphabet,
Afin que dans ce temps la bile se tempère,
Et qu'on ne fasse rien que l’on ne doive faireJ'ai suivi sa leçon sur le sujet d'Agnès,
Et je la fais venir dans ce lieu tout exprès,
Sous prétexte d'y faire un tour de promenade,
Afin que les soupçons de mon esprit maladePuissent sur le discours la mettre adroitement,
Et, lui sondant le cœur, s'éclaircir doucement.
SCÈNE. Y.
ARNOLPIIE, AGNÈS, ALAIN, GEORGETTE.
ARNOLPHE.-
v enez, Agnès.
(a Alain et à Georgettc.)
Rentrez.