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Tome I.
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L’ÉCOLE DES FEMMES. .

Et si. par la faveur de quelque bonne étoile,Je puis, comme j’espère, à ce franc animal,

■Ce traître, ce bourreau, ce faquin, ce brutal...

ARNOLPHE.

Adieu.

HORACE.

Comment ! si vile !

ARNOLPHE.

Il m'est dans la penséeVenu tout maintenant une affaire pressée.

HORACE.

Mais ne sauriez-vous point, comme on la tient de près,Qui dans cette maison pourrait avoir accès ?

J'en use sans scrupule ; et ce n’est pas merveilleQu'on se puisse, entre amis, servir à la pareille(1).

Je n'ai plus là dedans que gens pour m observer ;

Et servante et valet, que je viens de trouver,

N'ont jamais, de quelque air. que je m'y sois pu prendre,Adouci leur rudesse à me vouloir entendre.

J'avais pour de tels coups certaine vieille en main,

D'un génie, à vrai dire, au-dessus de l’humain :

Elle m'a dans l’abord servi de bonne sorte;

Mais, depuis quatre jours, la pauvre femme est morte.Ne me pourriez-vous point ouvrir quelque moyen ?

ARNOLPHE.

Non vraiment; et sans moi vous en trouverez bien.

HORACE

Adieu donc. Vous voyez ce que je vous confie.

SCÈNE V.

ARNOLPHE.

Comme il faut devant lui que je me mortifie !Quelle peine à cacher mon déplaisir cuisant!Quoi! pour une innocente un esprit si présent!Elle a feint d'étre telle à mes yeux, la traîtresse,Ou le diable à son âme a soufflé cette adresse.Enfin me voilà mort par ce funeste écrit.

Je vois qu’il a, le traître, empaumé son esprit,Qu’à ma suppression il s’est ancré chez elle ;

çl) A la pareille , c'cst-ii-dirc, d’ur.o façon pareille, à charge de revanche.IL. B.) ■