SCENE VI. 427
arriver. Unie semblait que j’étais dans un vaisseau, sur unemer bien agitée, et que...
GÉRONIMO.
Seigneur Sganarelle, j'ai maintenant quelque petite ati'airequi m'empêche de vous ouïr. Je n’entends rien du tout auxsonges; et quant au raisonnement du mariage, vous avezdeux savants, deux philosophes, vos voisins, qui sont gensA vous débiter tout ce qu’on peut dire sur ce sujet. Commeils sont de sectes différentes, vous pouvez examiner leurs di-verses opinions là-dessus. Pour moi, je me contente de ceque je vous ai dit tantôt, et demeure votre serviteur.
SGANARELLE, seul.
11 a raison. 11 faut que je consulte un peu ces gens-là surl’incertitude où je suis.
SCÈNE YI.
PANCRACE, SGANARELLE.
PANCR ACE, se tournant du côté où il est entré, et sans voirSganarelle.
Allez, vous êtes un impertinent, mon ami, un homme[ignare de toute bonne discipline], bannissable de la républi-que des lettres.
SGANARELLE.
Ah! bon. En voici un fort à propos.
PANCRACE, de même, sans voir Sganarelle.
Oui, je te soutiendrai par vives raisons (1), [je te montre-rai par Aristote, le philosophe des philosophes,] que tu eson ignorant, [un] ignorantissime, ignoranlifiant et ignoran-•ifié, par tous les cas et modes imaginables.
SGANARELLE, à part.
Il a pris querelle contre quelqu’un, (a Pancrace.) Seigneur...
PANCRACE, de même, sans voir Sganarelle.
Tu veux te mêler de raisonner, et tu ne sais pas seulementles éléments de la raison.
SGANARELLE, à part.
La colère l’empêrlie de me voir, (a Pancrace.) Seigneur...
PANER ACE, (le même, sans voir Sganarelle.
C’est une proposition condamnable dans toutes les terresde la philosophie.
ù) Tous les passages placés entre deux crochets ne sc trouvent que dans l’édi-Uon do I0S2.