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Tome I.
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LE FESTIN DE PIERRE.

MATH URINE.

Vous vous moquez des gens ; c’est moi, encore un coup.CHARLOTTE.

Le v’ià qui est pour le dire, si je n'ai pas raison.

MATHURINE.

Le v'ià qui est pour me démentir, si je ne dis pas vrai.

CHARLOTTE.

Est-ce, Monsieu, que vous lui avez promis de l'épouser ?

DON JUAN, bas, à Charlotte.

Vous vous raillez de moi.

MATHURINE.

Est-il vrai, Monsieu, que vous lui avez donné parole d'êtreson mari?

DON JUAN, bas, à Mathurine.

Pouvez-vous avoir cette pensée ?

CHARLOTTE.

Vous voyez qu’ai le soutient.

BON JUAN, lias, à Charlotte.

Laissez-Ia faire.

MATHURINE.

Vous êtes témoin comme al l'assure.

DON JUAN, bas, à Mathurine.

Laissez-la dire.

CHARLOTTE.

Non, non, il faut savoir la vérité.

MATHURINE.

Il est question de juger ça.

CHARLOTTE.

Oui, Mathurine, je veux que monsieu vous montre votrebec jaune (1).

MATHURINE.

Oui, Charlotte, je veux que monsieu vous rende un pi ucamuse (2).

CHARLOTTE.

Monsieu, videz la querelle, s'il vous plaît.

MATHURINE.

Mettez-nous d'accord, Monsieu.

(1) Mot qui exprime la niaiserie et l’inexpérience, par allusion aux jeunesoiseaux, qui naissent presque tous avec le bec janne, et qui, en termes de fau-connerie, se nomment des niais. Montrer à quelqu’un son bec jaune, c’est luimontrer qn'il est un sot.

(2) Autre locution proverbiale qui exprime la honte de n'avoir pas réussidans une entreprise. Voilà des harangueurs bien camus, dit Montaigne.