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Tome I.
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LE FESTIN DE PIERRE.

que ce signe de tête; et je ne doute point que le ciel, scanda-lisé de votre vie, n'ait produit ce miracle pour vous convain-cre, et pour vous retirer de...

DO.Y Jl>AN %

Écoute. Si tu m'importunes davantage de tes sottes mora-lités, si tu me dis encore le moindre mot là-dessus, je vaisappeler quelqu'un, demander un nerf de bœuf, te faire tenir(iar trois ou quatre, et te rouer de mille coups. M'entends-tubien?

SGANARELLE.

Fort bien, Monsieur, le mieux du monde. Vous vous expli-quez clairement; c'est ce qu’il y_ade bon en vous, que vousn'allez point chercher de détours : vous dites les choses avecune netteté admirable.

DON JUAN.

Allons, qu'on me fasse souper le plus tût que l'on pourra.Une chaise, petit garçon.

SCÈNE IL

DON JUAN, SGANARELLE, LA VIOLETTE, RAGOTIN.

LA VIOLETTE.

Monsieur, voilà votre marchand, monsieur Dimanche quidemande à vous parler.

SGANARELLE.

Bon ! voilà ce qu’il nous faut, qu'un compliment de créan-cier. De quoi s'avise-t-il de nous venir demander de l'argent ;et que ne lui disais-tu que monsieur n’y est pas?

LA VIOLETTE.

Il y a trois quarts d'heure que je le lui dis ; mais il ne veutpas le croire, et s’est assis là dedans pour attendre,

SGANARELLE. •

Qu'il attende tant qu'il voudra.

DON JUAN.

Non, au contraire, faites-le entrer. C'est une forlmauvaisepolitique que de se faire celer aux créanciers. 11 est bon deles' payer de quelque chose ; et j’ai le secret de les renvoyersatisfaits, sans leur donner un double.