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Tome I.
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556
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ACTE I, SCÈNE II.

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ALCESTE.

Monsieur...

ORONT1Ï.

L’Élat n’a rien qui ne suit au-dessousDu mérite éclatant que l’on découvre en vous.

ALCESTE.

Monsieur...

ORONTE.

Oui, de ma part, je vous liens préférableA tout ce que j’y vois de plus considérable.

ALCESTE.

Monsieur...

ORONTE.

Sois-je du ciel écrasé, si je mens!

Et, pour vous confirmer ici mes sentiments,

Souffrez qu’à cœur ouvert, Monsieur, je vous embrasse,Et'qu'en votre amitié je vous demande place.

Touchez.là, s’il vous plaît. Vous me la promettez,

Votre amitié?

ALCESTE.

Monsieur...

ORONTE.

Quoi! vous y résistez?'

ALCESTE.

Monsieur, c'est trop d’honneur que vous me voulez faire;Mais l'amitié demande iin peu jdus de mystère;

Et c'est assurément en profaner le nomQue de vouloir le mettre à toute occasion.

Avec lumière et choix cette union veut naître;

Avant que nous lier, il faut nous mieux connaître;

Et nous pourrions avoir telles complexions,

Que tous deux du marché nous nous repentirions.

ORONTE.

Parbleu ! c’est là-dessus parler en homme sage,.

El je vous en estime encore davantage. •

Souffrons donc que le temps forme des nœuds si doux :Mais cependant, je m’offre entièrement à vous.

S'il faut faire à la cour pour vous quelque ouverture.

On sait qu’auprès du roi je fais quelque figure;

11 m’écouto, et dans tout il en use , ma foi,

Le plus honnêtement du monde avecque' moi.

Enfin je suis à vous de toutes les manières;

Et comme votre esprit a de grandes lumières,

Je viens, pour commencer entre nous ce beau nœud,