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Tome I.
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ACTE III, SCÈNE VII.

SCÈNE VII.

ALCESTE, ARSINOÉ.

ARSINOÉ.

Vous voyez, elle veut que je vous entretienne,

Attendant un moment que mon carrosse vienne ;

Et jamais tous ses soins ne pouvaient m'offrir rienQui me fût plus charmant qu’un pareil entretien.

En vérité, les gens d'un mérite sublimeEntraînent de chacun et l'amour et l’estime;

Et le votre, sans doute, a des charmes secretsQui font entrer mon cœur dans tous vos intérêts.

Je voudrais que la cour, par un regard propice,

A ce que vous valez rendît plus de justice.

Vous avez à vous plaindre; et je suis en courrouxQuand je vois chaque jour qu’on ne fait rien pour vous.

ALCESTE.

Moi, Madame? Et sur quoi pourrais-je en rien prétendre?Quel service à l’État est-ce qu’on m’a vu rendre?

Qu’ai-je fait, s’il vous plaît, de si brillant de soi,

Pour me plaindre à la cour qu’on ne fait rien pour moi ?

AHSINOÉ.

Tous ceux sur qui la cour jette des yeux propicesN’ont- pas toujours rendu de ces fameux services.

Il faut l'occasion ainsi que le pouvoir;

Et le mérite enfin que vous nous faites voirDevrait...

ALCESTE.

Mon Dieu! laissons mon mérite, de grâce;

De quoi voulez-vous là que la cour s’embarrasse?

Elle aurait fort à faire, et ses soins seraient grandsD’avoir à déterrer le mérite des gens.

ARSINOÉ.

Un mérite éclatant se déterre lui-même.

Du votre en bien des lieux on fait un cas extrême;

Et vous saurez de moi qu’en deux fort bons endroitsVous fûtes hier loué par des gens d’un grand pokK

ALCESTE.

Eh! Madame, l'on loue aujourd'hui tout le monde,

Et le siècle par là n’a rien qu’on ne confonde.

Tout est d’un grand mérite également doué ,ïe n’est plus un honneur que de se voir loué ;

D’éloges on regorge, à la tète on les jette,