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Tome I.
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LE MÉDECIN MALGRÉ LDI.

SGANARELLE.

Allons, Monsieur : vous m'avez donné pour votre amourune tendresse qui n'est pas concevable ; et j'y perdrai toutema médecine, ou la malade crèvera, ou bien elle sera à vous.

ACTE TROISIÈME.

Le théâtre représente un lieu voisin de la maison de Gêronte.

SCÈNE PREMIÈRE.

LÉANDRE, SGANARELLE.

LÉ AND RE.

11 me semble que je ne suis pas mal ainsi pour un apothi-caire ; et comme le père ne m'a guère vu , ce changementd'habit et de perruque est assez capable, je crois, de me dé-guiser à ses yeux.

SGANARELLE.

Sans doute.

LÉANDRE.

Tout ce que je souhaiterais serait de savoir cinq ou sixgrands mots de médecine pour parer mon discours et medonner l'air d’habile homme.

SGANARELLE.

Allez, allez, tout cela n'est pas nécessaire; il suffit del'habit : et je n'en sais pas plus que vous.

LÉANDRE.

Comment !

SGANARELLE.

Diable emporte si j’entends rien en médecine ! Vous êteshonnête homme, et je veux bien me conlier à vous commevous vous confiez à moi.

LÉANDRE.

Quoi! vous n'êles pas effectivement.,,

SGANARELLE.

Non, vous dis-je ; ils m'ont fait médecin malgré mes dents.Je ne m’étais jamais mêlé d'étre si savant que cela ; et toutesmes éludes n’ont été que jusqu’en sixième. Je ne sais point