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Tome I.
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ACTE III, SCÈNE III.

SGANARELLE.

J’ai compris d’abord vos paroles. Vous avez un père qui nesait ce qu'il dit. Maintenant vous me demandez un remède ?

PERRIN.

Oui, Monsieu.

SGANARELLE.

Un remède pour la guérir ? 1

PERRIN.

C’est comme je l’entendons.

SGANARELLE.

Tenez, voilà un morceau de fromage qu’il faut que vouslui fassiez prendre.

PERRIN,

Du fromage, Monsieu ?

SGANARELLE.

Oui ; c’est un fromage préparé, où il entre de l’or, du co-rail et des perles, et quantité d’autres choses précieuses.

PERRIN.

Monsieu, je vous sommes bien obligés; et j’allons li faireprendre ça tout à l’heure.

SGANARELLE.

Allez. Si elle meurt, ne manquez pas de la faire enterrerdu mieux que -vous pourrez.

SCÈNE III.

(Le théâtre change, et représente, comme au second acte, unechambre de la maison de Géronte.)

JACQUELINE, SGANARELLE; LUCAS,

dans le fond du théâtre.

SGANARELLE.

Voici la belle nourrice. Ah ! nourrice de mon cœur, je suisravi de cette rencontre ; et votre vue est la rhubarbe, la casseet le séné qui purgent toute la mélancolie de mon âme.

JACQUELINE.

Par ma figué, Monsieu le médecin, ça est trop bian ditpour moi, et je n’entends rian à tout votre latin.

SGANARELLE.

Devenez malade, nourrice, je vous prie ; devenez maladepour l’amour de moi. J’aurais toutes les joies du monde devous guérir.