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Tome II.
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ACTE V, SCÈNE III.

Nous vivons sous un règne et sommes dans un tempsOù par la violence on fait mal ses allaires. •

SCÈNE III.

MADAME I’ERNELLE, ORGON, ELM1RE, CLËANTE,MARI ANE, DAM1S, DOR1NE.

MADAME PRUNELLE.

Qu'est-ce? J’apprends ici de terribles mystères !

ORGON.

Ce sont des nouveautés dont mes yeux sont témoins;Et vous voyez le prix dont sont payés mes soins.

Je recueille avec zèle, un homme en sa misère,

Je le loge, et le tiens comme mon propre frère;

De bienfaits chaque jour il est par moi chargé;

Je lui donne ma fille, et tout le bien que j'ai ;

Et., dans le même temps, le perfide, l'infàmc,

Tente le noir dessein de suborner ma femme ;

Et, non content encor de ses lâches essais, t

H m’ose menacer de mes propres bienfaits,

Et vçut, à ma ruine, user des avanfagesDont le viennent, d’armer mes bontés trop peu sages.Me chasser de mes biens où je l’ai transféré, JEt me réduire au point d'oii je l'ai retiré!

DORINE.

I.e pauvre homme !

MADAME PERNEI.LE.

Mon fils, je ne puis du tout croireQu'il ait voulu commettre une action si noire.

ORGON.

Comment !

MADAME PERNELI.E.

Les gens de bien sont enviés toujours.

ORGON.

Que voulez-vous donc dire avec votre discours,Ma mère?

MADAME PERNELI.E.

Que chez vous on vit d'étrange sorte,

Et qu’on ne sait que trop la haine qu’on lui porte.

ORGON.

Qu’a cette haine à faire avec ce qu’on vous dit?

MADAME PERNELLE.

Je vous l’ai dit cciii lois quand vous étiez petit :