ACTE III, SCÈNE VIII.
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SCÈNE VIII.
AMPHITRYON, AllGATIPUONTIDAS, TAUSICXÈS;
SOSIE, dans un coin du tbéiUre, sans être aperçu.
AMPHITRYON, à plusieurs autres officiers qui raccompagnentArrêtez là, Messieurs, suivez-nous d'un peu loin,
Et n'avancez tous, je vous prie,
Que iiuand il en sera besoin.
PAUSIGLÈS.
Je comprends que ce coup doit fort toucher votre âme.AMPHITRYON.
Ah! de tous les côtés mortelle est ma douleur.
Et je soutire pour ma flammeAidant que pour mon honneur.
PAUSICLÈS.
Si celle ressemblance est telle que l’on dit,
Alcmène, sans être coupable...
AMPHITRYON.
Ali! sur le fait dont il s’agit,l’erreur simple devient un crime véritable,
Et, sans consentement, l’innocence y périt.
Ile semblables erreurs, quelque jour qu’on leur donneTouchent les endroits délicats ;
Et la raison bien souvent les pardonne,
Que l’honneur et l’amour ue les pardonnent pas.
ARGATIPIIONTIDAS.
Je n’embarrasse point là dedans ma pensée :
Mais je liais vos messieurs de leur honteux délais ;
Et c’est un procédé dont j’ai l’Ame blessée,
Et que les gens de cœur n’approuveront jamais.
Quand quelqu'un nous emploie, on doit, tête baissée.
Se jeter dans ses intérêts.
Argatipiiontidas ne va point aux accords.
Ecouler d'un ami raisonner l'adversaire,
Pour des hommes d'honneur n'est point un coup à fliire .•1 ne faut écouter que la vengeance alors.
Le procès 11e me saurait plaire;
Et l’on doit commencer toujours, dans scs transports,Par donner, sans autre mystère,
De l'épée au travers du corps.
Oui, Vous verrez, quoi qu'il avienne,