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Tome II.
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L’AVARE.

HARPAGON.

Je suis votre très humble valet ; mais, (contrefaisant Élise.)avec votre permission, vous l'épouserez dès ce soir.

ÉLISE.

Dès ce soir?

IIAKPAGON.

Dès ce soir.

ÉLISE, faisant encore la révérence.

Cela ne sera pas, mou père.

HARPAGON, contrefaisant encore Élise.

Cela sera, ma fille.

ÉLISE.

Non.

HARPAGON.

Si.

ÉLISE.

Non, vous dis-je.

HARPAGON.

Si, vous dis-je.

ÉLISE.

C'est une chose où vous 11e me réduirez point.

HARPAGON.

C'est mie chose où je le réduirai.

ÉLISE.

Je me tuerai plutôt (pie d'épouser un tel mari.

Il AltPAGON.

Tu ne te tueras point, et tu l'épouseras. Mais voyez quelleaudace! A-t-on jamais vu une tille parler de la sorte à sonpère?

ÉLISE.

.Mais a-t-on jamais vu un père marier sa fi lie de la sorte?HARPAGON.

C'est un parti où il n’y a rien à redire ! et je gage (pie toutle. monde approuvera mon choix.

ÉLISE.

Et moi, je sage qu’il ne saurait élre approuvé d'aucunepersonne raisonnable.

Il ARPAGON , apercevant A’alère de loin.

Voilà Valère. Veux-tu qu’entre nous deux nous !e fassionsjuge de cette affaire?

ÉLISE.

J'y consens.

Il AHPACON.

Te rendras-lu à son jugement?