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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE VIL

ÉLISE.

Oui; j'en passerai par ce qu'il dira.

HARPAGON.

Voilà qui est fait.

SCÈNE YII.

VALÈRE, HARPAGON, ÉLISE.

HARPAGON.

Ici, Valère. Nous l’avons élu pour nous dire qui a raisonde ma fille ou de moi.

VALÈRE.

C’est vous, Monsieur, sans contredit.

HARPAGON.

Sais-tu bien de quoi nous parlons?

VALÈRE.

Non ; mais vous ne sauriez avoir tort, et vous ôtes touteraison.

HARPAGON.

Je veux ce soir lui donner pour époux un homme aussiriche que sage ; et la coquine me dit au nez qu’elle se moque<lo le prendre. Que dis-tu de cela?

VALÈRE.

Ce que j’en dis?

HARPAGON.

Oui.

VALÈRE.

Hé! hé!

HARPAGON.

Quoi !

VALÈRE.

Je dis que, dans le fond, je suis de votre sentiment ; etvous ne pouvez pas que vous n’ayez raison (1). Mais aussin ’u-t-elle pas tort tout à fait, et...

HARPAGON.

Comment? le seigneur Anselme est un parti considérable;c ’est un gentilhomme qui est noble, doux, posé, sage etfort accommodé, et auquel il ne reste aucun enfant de souPremier mariage. Saurait-elle mieux rencontrer?

(1) Ce tour de phrase est latin. Boileau a dit aussi dans la «Satire sur lesFemmes :

Je ne puis cette fois que je ne les excuse.

Boileau ni Molière n'ont pu faire adopter ce latinisme.