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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE T.

CLÉANTE.

El principalement ma mère étant moi te, dont on ne peutm oter le liien.

LA FLÈCHE.

Voici linéiques articles qu'il a dictés lui-mémc à notreentremetteur, pour vous être montrés avant que de rienfaire :

« Supposé que le prêteur voie toutes ses sûretés, et que« l’emprunteur soit majeur et d'une famille où le bien soit« ample, solide, assuré, clair,et net de tout embarras, on« fera une bonne et exacte obligation par-devant un notaire,« le plus honnête homme qu’il se pourra, et qui, pour cet« effet, sera choisi par le prêteur, auquel il importe le plus« que l'acte soit dûment dressé. »

CLÉANTE.

11 n’y a rien à dire à cela.

TA FLÈCHE.

« Le préteur, pour ne charger sa conscience d’aucun« scrupule, prétend ne donner son argent qu’au denier dix-« huit (0. »

CLÉANTE.

Au denier dix-huit?.Parbleu ! voilà qui est honnête. Il n’ja pas lieu de se plaindre.

LA FLÈCHE.

Cela esl vrai.

n Mais, comme ledit prêteur n’a pas chez lui la somme« dont il est question, et que, pour faire plaisir à l'emprun-« leur, il est contraint lui-même de remprunter d’un autre« sur le pied du denier cinq (2), il conviendra que ledit pre-« mier emprunteur paye cet intérêt, sans préjudice du rosie,a attendu que ce n’est que pour l’obliger que ledit préteur« s’engage à cet emprunt. »

CLÉANTE.

Comment diable! quel Juif, quel Arabe est-ce là ? C’estplus qu’au denier quatre (3).

IA FLÈCHE.

Il est vrai; c’est ce que j’ai dit. Vous avez à voir là-dessus.

CLÉANTE.

Que veux-tu que je voie? J’ai besoin d’argent, et il fautbien que je consente à tout.

(1) C'rat-Mlrc un ilonior 4'intérCt pont lUi-lrait prOtéB, ce qui Suivant à aipins de cinq et demi pour cent.

(2) A vingt pour cont.

(3) A vingt-cinq pour ccnt.