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L'AVAll 15.
IA FLÈCHE.
C'est lu réponse que j'ai faite.
CLÉANTE.
Il y a encore quelque chose?
LA FLÈCHE.
Ce n'est plus qu'un ptitil article.
« Des quinze mille francs qu'on demande, le prêteur ne« pourra compter en argent que douze mille livres ; et, pour« les mille écus restants, il faudra que l'emprunteur prenne« les hardes, nippes, bijoux, dont s'ensuit le mémoire, et(t que ledit prêteur a mis, de bonne foi, au plus« prix qu’il lui a été possible.
CLÉANTE.
Que veut dire, cela?
IA FLÈCHE.
Croulez le mémoire :
« Premièrement, un lit de quatre pieds à bandes de point« de Hongrie, appliquées fort proprement sur un drap de« couleur d'olive, avec six chaises et la courte-poiutc dea même : le tout bien conditionné, et doublé d'un petit taf-« fêlas changeant rouge et bleu,
« l’ius, un pavillon à queue, d une bonne serge il'Aumale« rose sèche, avec le mollet et les franges de soie. »
CLÉANTE.
Que veut-il que je fasse de cela?
LA FLÈCHE.
Attendez.
'« Plus, une tenture de tapisserie des amours de Gombaud« et de Macée.
« Plus, une grande table de bois de noyer, à douze colon-el nés ou piliers tournés, qui se tire par les deux bouts, cl« garnie par le dessous de ses six escabelles. «
CLÉANTE.
Qu’ai-je A faire, morbleu... ?
LA FLÈCHE.
Donnez-vous patience.
« Plus, trois gros mousquets tout garnis de nacre de« perle, avec les fourchettes assortissantes (t).
(1) Los soldats portaient autrefois un Litton terminé d’un bout par uno pointequ’ils enfonçaient en terre, ot do l’autre, ]>ar un for fourchu sur lequel ils ap-puyaient leur mousquet, pour tirer plus juste. C'est ce qu’on appelait la four-chette d’un mousquet. (A.l t