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Tome II.
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L’AVARE.

HARPAGON.

Mon dieu ! nous savons le train des enfants dont les pèresse remarient, et. de quel œil ils ont coutume de regarder ce([non appelle belle-mère; mais si vous souhaitez que je perdele souvenir de votre dernière fredaine, je vous recommandesurtout de régaler d’un bon visage celle personne-là, et delui faire enfin tout le meilleur accueil qu’il vous sera possible.

CLÉANTE.

Avons dire le vrai, mon père, je ne puis pas vous promettred’être bien aise qu’elle devienne ma belle-mère : je mentiraissi je vous le disais; mais pour ce qui est do la bien recevoir etde lui faire bon visage, je vous promets de vous obéir ponc-tuellement sur ce chapitre. ■

HARPAGON.

Trcnez-y garde au moins.

CLÉANTE.

Vous verrez que vous n’aurez pas sujet de vousen plaindre.

HARPAGON.

Vous ferez sagement.

SCÈNE y.

HARPAGON, VALÈRE, MAITRE JACQUES.

HARPAGON.

Valère, aide-moi à ceci. Orçà, maître Jacques, approchez-vous, je vous ai gardé pour le dernier.

MAÎTRE JACQUES.

Est-ce à votre cocher, Monsieur, ou bien à votre cuisinier,que vous voulez parler? car je suis l’un et l’autre.

HARPAGON.

C’est à tous les deux.

MAÎTRE JACQUES.

Mais à qui des deux le premier ?

HARPAGON.

Au cuisinier.

MAÎTRE JACQUES.

Attendez donc, s’il vous plaît.

(Maître Jacques ôte sa casaque (le cocher, et paraît vêtu en cuisinier.)

HARPAGON.

Quelle diantre de cérémonie est-ce là?

MAÎTRE JACQUES.

Vous n’avez qu'à parler.

HARPAGON.

Jeme suis engagé, maître Jacques, à donner ce soir à souper.