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Tome II.
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ACTE V, SCÈNE III.

fille eût trempé dans ce, crime. Mais je veux ravoir mon af-faire, et que lu me confesses en quel endroit lu me l'as en-levée.

VALÈRE.

Moi? je ne l'ai point enlevée ; et elle est encore chez vous.

HARPAGON, à part.

O ma chère cassette ! (Haut.) Elle n'est point sortie de mamaison ?

VALÈRE.

Non, Monsieur.

HARPAGON.

lié! dis-moi donc un peu; tu n’y as point touché?

VALÈRE.

Moi, y toucher! Ah! vous lui faites tort, aussi hien qu’àmoi; cl c’est d’une ardeur toute pure et respectueuse quej’ai brûlé pour elle.

HARPAGON, il part.

Brûlé pour ma cassette!

VALÈRE.

J’aimerais mieux mourir que de lui avoir fait paraître au-cune pensée offensante : elle est trop sage et trop honnêtepour cela.

HARPAGON, il part.

Ma cassette trop honnête !

VALÈRE.

Tons mes désirs se sont bornés à jouir de sa vue; cl riende criminel n’a profané la passion que ses beaux yeux m’ontinspirée.

HARPAGON, à part.

Les beaux yeux de ma cassette ! 11 parle d’elle comme unamant d’une maîtresse.

VALÈRE.

Dame Claude, Monsieur, sait la vérité de cette aventure;et elle peut vous rendre témoignage...

HARPAGON.

Quoi! ma servante est complice de l’affaire?

VALÈRE.

Oui, Monsieur : elle a été témoin de notre engagement ; etc’est après avoir connu l'honnêteté de ma flamme, qu’ellem’a aidé à persuader votre fille de me donner sa foi, et rece-voir la mienne.

• HARPAGON , il part.

Hé ! est-ce que la peur de la justice le fait exlravaguer?(a valère.) Que nous brouilles-tu ici de ma fille?