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Tome II.
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L’AVARE.

VALÈRE.

Je (lis, Monsieur, que j'ai eu toutes les peines du monde àfaire consentir sa pudeur à ce. (pie voulait mon amour.

HARPAGON.

La pudeur de qui ?

* VALÈRE.

De votre fdle ; et c’est seulement depuis hier qu’elle a puse résoudre à nous signer mutuellement une promesse demariage.

IIARP VCON.

Ma fdle t'a signé une promesse de mariage?

VALÈRE.

Oui, Monsieur; comme, de ma part, je lui en ai signéune.

HARPAGON.

O ciel! autre disgrâce!

MAÎTRE JACQUES, au commissaire.

Ecrivez, Monsieur, écrivez.

HARPAGON.

Kengrègement de mal ! surcroît do désepoir! (a» commis-saire.) Allons, Monsieur, faites le dû de votre charge, etdres-srz-lui-moi son procès comme larron et comme suborneur.

MAITRE JACQUES.

Comme larron et comme suborneur.

VALÈRE.

Ce sont des noms qui ne me sont point dus ; et quand onsaura qui je suis...

SCÈNE IV.

HARPAGON, ÉLISE, MARIANE, VALÈRE, EROSINE,MAITRE JACQUES, un commissaire.

HARPAGON.

Ah ! fille scélérate! fille indigne d’un père comme moi! c’estainsi que tu pratiques les leçons que je t’ai données ? Tu telaisses prendre d'amour pour un voleur infâme, et tu lui en-gages ta foi sans mon consentement! Mais vous serez trom-pés l'un et l'autre, (a Élise.) Quatre bonnes murailles me ré-pondront de la conduite; (a vaière) et une bonne potence,pendard effronté, me fera raison de ton audace.

VALÈRE.

Ce ne sera point votre passion qui jugera l’affaire, et l'onm écoutera, au moins, avant que de me condamner.